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Scripto Histoire du graphisme avant la modernité

Incipit

abstract

Graphic artists, graphic designers and typographers seem to have emerged alongside the ever-complex notion of modernity, or at least alongside the movement towards a more self-aware industrialisation. This is the view of Robin Kinross, historian of typography and great defender of modernity, who places the beginnings of modern typography in the 17th century. But does this mean that we cannot talk about “graphism” before the establishment of this modernity and the practice of graphic designers and typographers designated as such? This is the untimely question that Thierry Chancogne, teacher and graphic design theorist, seeks to address by attempting to identify the moments of rupture in the long history of this discipline before it was even recognised as such. In Incipit — the second episode in this series — animals begin to read and write, and are already reading and writing: monkeys draw symbols that represent words, birds read letters or build and arrange structures, octopuses collect items, which is the root of the act of reading...

Panbanisha

Ce matin, Panbanisha, une femelle bonobo Pan paniscus du Centre de recherche sur le langage de l’université états-unienne de Géorgie paraît nerveuse1. Elle se tient obstinément dressée contre la fenêtre à scruter la forêt. Il faut dire que cela fait plusieurs jours qu’elle n’est pas sortie. Soudain elle se saisit d’une craie et se met à l’agiter avec autorité sur le sol de la pièce du laboratoire qu’elle partage avec Sue Savage-Rumbaugh2. Sue est son amie depuis sa plus tendre enfance. On peut dire qu’elle est aussi son éducatrice et sa dresseuse. En tous cas, cette scientifique, psychologue et primatologue étudie notamment auprès d’elle et de son demi-frère Kanzi leurs capacités à apprendre et à se servir de lexigrammes Fig. 1. Les lexigrammes sont un système de signes logographiques – ou signes visuels valant pour des mots ou des portions de discours – mis au point par le philosophe constructiviste Ernst von Glasersfeld3. Des signes plus ou moins figuratifs qui articulent fonds colorés et tracés filaires volontiers géométriques. Des logogrammes que les grands singes peuvent sélectionner pour échanger grâce à un clavier en même temps qu’ils déclenchent leur prononciation en anglais états-unien.

Sue ne comprend pas – ou feint de ne pas comprendre – ce que fabrique obstinément Panbanisha sur le sol, au pied de la fenêtre où cette dernière se tenait prostrée depuis un temps certain. Du reste de gros blocs de craie ne sont pas laissés à disposition pour rien. Sue est assise par terre au centre de la pièce, le clavier de lexigrammes posé sur les jambes, attentive au comportement du grand primate. Panbanisha s’approche d’elle, la craie en main, et recommence à tracer, avec concentration, quelque chose qu’elle adresse visiblement à son amie et institutrice. En tous cas qu’elle dessine avec insistance au centre de l’espace que constitue leur face à face. « Very nice. Beautiful, Panbanisha », félicite Sue pour saluer une pratique qu’elle a déjà remarquée en forêt. Depuis un certain temps, la femelle hominine4 a commencé à reprendre les signes qu’elle avait appris à manipuler digitalement sur le clavier pour communiquer avec ses amis et maîtres scientifiques et à les tracer avec plus ou moins de maîtrise sur le sol Fig. 2. C’est-à-dire que cet animal écrit. En l’occurrence, elle reproduit les signes qu’elle a intégrés d’une écriture humaine à destination de primates. Le A comme symbole d’une hutte, le signe curviligne plus complexe flatrock, en états-unien « pierre plate ». Des lieux qu’elle a l’habitude de fréquenter en forêt. Enfin le signe complexe du collier qu’elle doit porter lors de ses sorties pour que ses amis-enseignants-gardiens ne risquent de perdre sa trace et dont on peut comprendre qu’elle ne parvienne pas à l’imiter avec trop d’aisance.

On vient d’écrire que ce grand singe, cet animal qui partage 98,7 % de bagage génétique avec notre espèce5, et dont l’activité humaine menace pourtant aujourd’hui l’existence, invente en quelque sorte l’écriture sous les yeux de son éducatrice – et sous les yeux de quiconque regarde sur la toile avec stupéfaction la vidéo romancée dans laquelle Sue Savage-Rumbaugh nous rapporte tout cela6. On devrait préciser que tout animal laisse des traces et que de nombreux animaux – comme de nombreux végétaux, de nombreux phénomènes naturels, des éruptions, des tsunamis, des chutes de neige… – écrivent en quelque sorte leur environnement. Au moins parce que, comme le dit Adolf Portmann7, leur apparence parfois « voyante » tient de l’« autoprésentation », ou qu’ils écrivent explicitement l’espace comme le fait par exemple l’oiseau jardinier Amblyornis inornata8 il est vrai dans le cadre de stratégies de séduction visant aussi, comme le soutient depuis longtemps Charles Darwin, à la perpétuation de l’espèce et du vivant. On devrait ajouter que ce bonobo est un animal affecté par la fréquentation des hommes – qu’il affecte à leur tour – et par l’intensité des efforts expérimentaux de ces derniers à lui inculquer certains fonctionnements de notre langage, jusque-là assez définitoire de notre humanité9 Fig. 3.

Les motifs signalétiques présentent une caractéristique importante : ils sont ainsi structurés qu’ils […] ne peuvent se confondre avec d’autres, un peu comme les bannières et les blasons d’autrefois. D’ailleurs, la science héraldique à son apogée offre bien des traits communs avec les règles auxquelles ces formations signalétiques sont assujetties. […] Ces ensembles signalétiques nous font songer à des drapeaux, surtout la parure de la tête de certains vertébrés, l’image de canards en vol ou de nombreux pluviers limicoles, tout comme la livrée des poissons des récifs coralliens10.
Adolf Portmann

Les mâles étalent, avec soin, leurs ornements de tous genres, que ces ornements soient chez eux permanents ou temporaires ; ils leur servent évidemment à exciter, à attirer et à captiver les femelles. Toutefois les mâles déploient quelquefois leurs ornements sans se trouver en présence de femelles, comme le font les grouses dans leurs réunions ; on a pu aussi remarquer que le paon aime à étaler sa queue splendide à condition qu’il ait un spectateur quelconque, et, comme j’ai souvent pu l’observer, fait parade de ses beaux atours devant des poules, et même devant des porcs11.
Charles Darwin

 […] il semble qu’à deux ans l’enfant connaît pratiquement tout du langage12.
 Noam Chomsky

Un certain nombre d’autres animaux dits intelligents témoignent de capacités cognitives et physiologiques leur permettant de manipuler certains éléments du langage humain – en même temps qu’à être dressés et à entretenir des relations émotionnelles avec leurs compagnons-tuteurs-geôliers.

L’éthologue états-unienne Irene Pepperberg13 a réussi à entretenir avec un perroquet gris du Gabon Psittacus erithacus14 nommé Alex, non seulement une relation sentimentale et éducative décisive, mais des échanges langagiers impressionnants. L’animal utilisait son appareil phonatoire, en certains points équivalents au nôtre, pour prononcer plus d’une centaine de mots dans un langage articulé et signifiant. Il répondait aux questions et créait des assemblages inédits de mots dans des phrases réduites, des descriptions et des déductions. Ses expressions étaient peu élaborées. Elles ne connaissaient pas la forme du questionnement. Mais elles se démarquaient semble-t-il substantiellement des déjà stupéfiantes capacités de réplication sonore – au sens toujours sujet à caution – de ses congénères les plus brillants15 Fig. 4.

Michihiro Shimabuku16 a réalisé des œuvres artistiques avec certaines pierres ou certains coquillages que les pieuvres – par exemple des Octopus cyanea17 – semblent collectionner et je ne peux m’empêcher de me rappeler que la collecte est un des étymons18 latins aussi bien que grecs de l’acte de lecture – mais je sais que les poulpes méditerranéens Octopus vulgaris ou Eledone Moschata19 se servent aussi fonctionnellement des pierres qu’ils ramassent pour se fabriquer un lit qui obture leur abri rocheux en les protégeant de la vue des prédateurs – ou en les dissimulant de leurs proies – et dans lequel ils glissent un œil inquiet et inquisiteur Fig. 5.

En termes de lecture, les performances des chimpanzés Pan troglodytes20 entraînés par le primatologue du Primate Research Institute de l’université de Kyoto Tetsuro Matsuzawa21 sont proprement renversantes. En tous cas elles sont bien supérieures aux nôtres. Contre de petites récompenses alimentaires et tout un ensemble d’attentions et de techniques de conditionnement, ces grands primates réussissent à reproduire le parcours ordonnant des compositions aléatoires de chiffres arabo-indiens sur une grille régulière – même si les chiffres ont été remplacés très rapidement par des caches géométriques identiques22. C’est-à-dire que ces animaux au patrimoine génétique très proche du notre parviennent, dans un temps que nous ne saurions égaler et avec une désinvolture souveraine, à toucher avec leur long doigt arqué les chiffres distribués de façon imprévisible sur la grille d’un écran dans l’ordre imposé par ces signes logographiques très interlangagiers23. C’est-à-dire que ces animaux lisent un élément particulièrement économe du langage inscrit typiquement humain avec des performances cognitives supérieures à celles de l’homme, du moins en termes de rapidité d’exécution et de mémoire immédiate Fig. 6.

On pourrait poursuivre la liste étonnante des exemples qui confirment que nombre d’animaux ont des capacités cognitives de lecture et parfois d’écriture assez équivalentes, voire supérieures aux nôtres. Autrement dit, le vivant semble lire bien avant d’écrire, ou plutôt il écrit dans ce mode particulier d’écriture qu’est l’activation de certains aspects du monde. L’activité de les repérer, de les articuler et, en un certain sens, de les retenir, de les com-prendre : de les prendre avec. Avec soi, avec un contexte, le leur, le nôtre, ou le leur fait nôtre. C’est-à-dire qu’à partir de ce que Jakob von Uexküll appelle le monde actanciel, soit les capacités physiologiques et neurologiques d’un être vivant à agir, à interagir avec son environnement24, le vivant est capable de lire entre les phénomènes, de lire entre les lectures, ce qui est une définition possible de l’intelligence, bien avant notre branche tardive du genre homo.

Commencement

Au commencement serait donc la lecture. Mais dans nos imaginaires, le passage à la forme élargie et réduite, déplacée, d’écriture au sens strict25 a tout d’une rupture, d’un événement ou d’une invention : d’une découverte, du dégagement de ce qui recouvrait la chose, de la prise de conscience de quelque chose qui existait déjà. L’inscription de la langue dans un objet soudain sensiblement détaché de son organe et de son auteur apparaît comme un changement ou un retour d’horizon, comme une extériorité paradoxalement capable de mieux nous définir.

Pensons par exemple à une scène fameuse de 2001, l’Odyssée de l’espace dans laquelle Stanley Kubrick fait coïncider l’aube de l’humanité avec l’apparition d’un étrange parallélépipède insondable et possiblement extra-terrestre26 Fig. 7.

Tout commence aux premières lueurs du jour par une présence obscure et pourtant lumineuse. Une géométrie érigée noir mat. Comme une contre-lumière solaire visiblement technique qui paraît sourdement agir au réveil de primates engourdis, regroupés dans une anfractuosité rocheuse. En fond sonore, dans un mélange de tension futuriste et d’énigme, en même temps que l’influence mystérieuse, la lumière du jour et la fascination frénétique des hominines, monte le drone extatique des chœurs orchestrés du Requiem de György Ligeti27. Il s’agit pourtant plutôt ici d’une naissance. Car au contact décisif du solide parfaitement articulé répondra bientôt la découverte de la puissance de la technique comme écriture et violence proprement humaines. Sous le soleil de midi du deuxième jour et sur fond héroïque, cette fois des cuivres et des percussions symphoniques de Richard Strauss28, la projection à plus d’un titre d’un simple os de ruminant pourra, comme une relation de cause à effet, devenir la prothèse d’une arme fatale. Et cette stimulation peut-être étrangère aux conditions terrestres29, qui amène, contre la soumission tragique aux lois de la compétition naturelle, l’artefact, l’objet et le sujet, le développement externe du bras – en anglais arm –, de la main, du cerveau, annonce une nouvelle domination du vivant peut-être pas moins inquiétante.

Dans le roman 2001 : l’Odyssée de l’espace, écrit et sorti en parallèle du film dont il co-signait le scénario, Arthur Charles Clarke décrivait un monolithe transparent, un genre de parallélépipède de cristal qui était comme une sorte d’écran, un dispositif transparent30. Kubrick retient finalement la boîte noire d’un monolithe de type basaltique et l’on peut se demander s’il avait à l’esprit, au-delà des miroirs noirs du xviiie siècle31 dans lesquels l’homme pouvait se considérer et l’artiste paysagiste décrire le paysage et le monde, la stèle d’Hammurabi32 ou les stèles d’impression tout aussi sombres de Xi’an33 Fig. 8 et Fig. 9. Soit les origines mythiques de l’écriture à la fois comme loi publique et comme potentiel d’édition, d’impression et de diffusion. L’écriture comme prototype ou acmé de la technique – cet outil de la mort pour la vie. L’écriture toujours morte et sans cesse capable de renaître dans l’activation de la lecture.

Et ainsi Guetteur de Lune dut regarder sans ciller le monolithe de cristal, le cerveau offert à ses manipulations encore incertaines. Souvent il éprouvait des nausées et constamment de la faim. Parfois, inconsciemment ses mains se joignaient en un geste qui déterminait toute son existence à venir34.
Arthur Charles Clarke

La musique a trop longtemps rêvé ; nous voulons maintenant nous réveiller. Nous étions des somnambules ; nous voulons devenir des rêveurs éveillés et conscients35.
Friedrich Nietzsche

Fig. 10 Avec l’écriture peut-être caractéristique de l’humanité, le soleil ou la lune semblent dès lors vouloir se lever sur une révolution assez différente de la rotation que ces sphères cosmiques opéraient jusque-là obstinément sur elles-mêmes, ou les unes autour des autres – quoique avec certains déplacements. Quelque chose comme un événement critique, un nouvel état du monde, une rupture de phase retournerait l’ordre des choses. En même temps que l’alignement frappant de ces phénomènes célestes contraires, s’ouvrirait une nouvelle ère de la perception et de la construction des réalités et peut-être, un deuxième temps et un deuxième mouvement de notre entreprise d’une histoire du graphisme avant la modernité en trois temps et cinq mouvements.

L’histoire des apparitions de ce qu’on appelle graphisme – cette discipline qui peut relever des techniques de la gravure, des imaginaires du dess(e)in et maintenant du texte –, connaîtrait dès lors un nouvel épisode avant même qu’elle ne devienne cette pratique professionnelle instituée par l’âge moderne de l’industrialisation et de la réflexion des arts plus ou moins manuels de l’imprimé et de la typographie36.

Avec l’invention de l’écriture dans son acception peut-être réduite, mais parlante, de substitut à la langue orale, viendrait un deuxième temps de notre histoire, et un deuxième mouvement. Après le premier temps : avant l’écriture, le premier mouvement : Mûthos37, s’engagerait l’ère du Scripto, en latin « écrit », « écriture », « tracé », « lettres tracées », « inscrit », « inscription », « composition », « rédaction », « texte », « note », « consigne ».

Et il faudra peut-être rappeler, pour continuer à commencer, quelques passages frappants de cet épisode précédent.

D’abord il nous faut revenir sur l’idée peut-être englobante mais fructueuse que, comme l’a défendu Jacques Derrida38, l’écriture – toujours associée intimement à la lecture – est un phénomène qui déborde très largement la stricte inscription de signes soumis à la logique de la langue orale – même si la rigueur de cette définition peut être assurément utile –, pour atteindre au processus même de l’articulation et du vouloir-dire aux fondements du fait linguistique, et peut-être – du moins est-ce notre compréhension de la pensée de Derrida – de toute manifestation intellectuelle. Cette extension du domaine de l’« écriture » nous amènera à utiliser ce mot dans plusieurs de ses sens en espérant ne pas rendre, par là, notre propos trop équivoque.

Ensuite nous reprendrons le sentiment que les régimes du texte et de l’image sont des catégories d’expression très intimement intriquées, soumises au régime général de la langue et des langages plus ou moins fermement articulés. Ce qu’on appellera ici graphisme tentera du reste de s’installer, non pas dans le paradoxe et la contradiction, mais dans l’entre, dans la dynamique, le dialogue des expressions visuelles du texte pris en tant qu’image, et de l’image comprise en tant que texte. Avec ces postulats nous espérons ne pas trop nous perdre dans des catégories confuses ou généralisantes, mais plutôt nuancer et enrichir ce qui nous apparaît souvent comme de trop péremptoires et appauvrissantes ségrégations.

Donc pensée et discours, c’est la même chose, sauf que c’est le dialogue intérieur et silencieux de l’âme avec elle-même que nous avons appelé de ce nom de pensée39.
Platon cité par Jacques Derrida

Au reste, l’art de parler, l’art d’écrire, l’art de raisonner et l’art de penser ne sont, dans le fond, qu’un seul et même art40.
Étienne Bonnot de Condillac

Nous serons d’accord avec [Edward] Sapir pour dire que dans l’ensemble, “ l’idéation règne en maître dans le langage… ” 41
Roman Jakobson

Bibliographie

Ouvrages

CLARKE, Arthur Charles. 2001 : l’Odyssée de l’espace. Paris : Robert Laffont, 1968

DERRIDA, Jacques. De la grammatologie. Paris : Les Éditions de Minuit, 1967

–. La Dissémination [1970]. Paris : Le Seuil, 1972.

–. Le calcul des langues. Paris : Le Seuil.

KINROSS, Robin. La typographie moderne : Un essai d’histoire critique [1992]. Paris : B42, 2012

PORTMANN, Adolf. La forme animale. Traduit de l’allemand par Georges Remy et Jacques Dewitte. Paris : La Bibliothèque, 2019 (1948).

Chapitres ou articles dans un livre ou une revue

BONNOT DE CONDILLAC, Étienne. « Introduction au Cours d’études », in Georges LE ROY (dir.). Œuvres philosophiques de Condillac. Tome I. Paris : Presses universitaires de France, 1947.

CHOMSKY, Noam. « À 2 ans, l’enfant connaît pratiquement tout du langage », Le Temps, 2013. Lien

DARWIN, Charles. « Caractères sexuels secondaires des oiseaux », Chapitre XIII, La descendance de l’homme et la sélection sexuelle. Traduit de l’anglais par Edmond Barbier. Paris : Charles Reinwald, 1881, p. 432.

JAKOBSON, Roman. « Poétique », in Essais de linguistique générale. Paris : Les Éditions de Minuit, 1963

PRÜFER, Kay et al. « The bonobo genome compared with the chimpanzee and human genomes », Nature, vol. 486, 28 juin 2012, p. 527-531. Lien

VON DÄNIKEN, Erich. Présence des extra-terrestres. Paris : Robert Laffont, 1969

VON GLASERSFELD, Ernst. « The Yerkish language for Non-Human Primates », American Journal of Computational Linguistics, vol. 1,‎ 1974

VON UEXKÜLL, Jakob. Milieu animal et milieu humain. Paris : Payot et Rivages, 2010 (1956)

Autres

MATSUZAWA, Tetsuro. « Chimp’s memory », YouTube, 2013. Lien

SAVAGE-RUMBAUGH, Susan. « Susan Savage-Rumbaugh: The gentle genius of bonobos », TED Talk, 2004. Lien

TIERNEY-HANCOCK, Christian. L’interrogation au fondement de l’interaction langagière. Thèse de doctorat, université Bordeaux Montaigne, décembre 2018. Lien